Notre GRAND VOYAGE

Notre   GRAND   VOYAGE

Octobre 2002

Octobre 2002

01/10/02 : Voilà mardi et la pluie tombe sur Plozévet depuis tôt ce matin . Les nuages se confondent avec la mer mais il n'y a pas un souffle d'air . L'après-midi nous effectuons une marche le long de la côte vers Penhors sous un ciel à peine voilé ; il y a même un baigneur comme s'il était besoin de souligner la douceur de l'automne ; nous faisons halte à deux reprises pour profiter de la vue et du calme seulement troublé par le bruissement des vaguelettes venant s'étirer sur le sable ; des mouettes sont regroupée immobiles sur la plage et sur quelques rochers la marée étant descendante . Sur le chemin du retour Marie Amélie frôle les ennuis car elle a enjambé sans s'en rendre compte une vipère de très bonne taille , environ 40cm , étirée en travers du sentier pour prendre le soleil . Pour ma part je la vois juste à temps et je crie , puis je reviens pour vérifier s'il s'agit bien d'une vipère et il n'y a plus de doute , et nous poursuivons notre promenade .
02/10/02 : Une brume légère est présente ce matin . Après quelques achats au bourg et une visite au cimetière nous rentrons et décidons de faire un feu dans le jardin de la maison familliale afin de brûler un arbre devenu vieux et abattu afin de dégager de l'espace pour les arbres fruitiers . Nous déjeunons au jardin , assis à regarder les flammes et les volutes de fumées , de pommes succulentes cueuillies directement sur les arbres et c'est un moment d'une qualité rare . Toute la journée sera nécessaire à la tâche et à la tombée du jour les braises rougeoient encore .
03/10/02 : Le temps est maussade ; Marie Amélie décide de faire des tartes aux pommes du jardin que nous apprécions d'ailleurs régulièrement . Moi je rédige ces lignes . Après un repas de midi qui nous a vu engloutir à tour de bras la première tarte (on ne va pas se contenter de portions pour malades !!) il est temps d'aller se dégourdir les jambes et le chemin de Pors Poulhan est pris sous un soleil qui nous sourit .
04/10/02 : Le soleil est au rendez-vous ; petit déjeuner pris , une promenade à pied nous conduit jusqu'au petit port de Penhors où nous faisons halte sur un banc pour contempler le spectacle . Au fond , l'anse de La Torche disparaît à moitié dans une brûme de mer mêlée au embruns des vagues qui s'écrêtent du fait d'un petit vent de terre qui les contrarient , tandis que la pointe de Penmarc'h avec son phare d'Echmühl apparaît nettement mais sous forme de silouhette presque sombre . Trois surfeurs cherchent les bonnes vagues et des mouettes s'égosillent . L'entrée du petit port est bouchée par un banc de sable que la marée montante commence à envahir . Certaines vagues au moment de s'enrouler laissent s'échapper en arrière de longues chevelures d'embruns tirées par le vent .
05/10/02 : R.A.S.
06/10/02 : Nous partons en excursion jusqu'à la Pointe du Raz ; le temps est doux ; sur les espaces maintenant protégés la nature reprend lentement ses droits et une végétation spécifique à ces endroits souvent balayés par les tempêtes est présente (fougères , ajoncs , bruyères , romarin ,...etc...). C'est marée basse mais des courants toujours très puissants sont parfaitement visibles : c'est le Raz de Sein que tout marin redoute . Pourtant 2 pêcheurs locaux venus en barque ont investi un rocher à la recherche de Pousse-pieds qui comme chacun sait ne se trouvent quasiment que dans des zones inaccessibles et souvent très dangeureuses . Face à la pointe elle-même apparaît l'île de Sein baignée de soleil et exceptionnellement parfaitement visible du fait de l'absence de voile brûmeux , avec sa quirielle de récifs environnants très découverts car la marée est de forte amplitude ; à proximité aussi le phare de la Vielle trône sur son rocher tandis qu'au nord jaillit dans la lumière la Baie des Trépassés surplombée par sa chapelle . Plus loin aussi l'entrée de la baie de Douarnenez et la côte de Crozon sont omniprésentes .
07/10/02 : Puisqu'il y a grande marée coefficient 115 nous décidons d'aller voir la pleine mer aux alentours se 17h . Sur le sentier de douaniers emprunté nous nous installons au soleil, protégés par un muret d'un air un peu frais , sur le bord herbeux de la falaise qui surplombe à cet endroit la grève d'environ 4m . L'onde est peu agitée mais quelques vagues se forment sur les récifs à fleur d'eau formant à leurs crêtes des franges décumes puis disparaissent comme les vagues qui se refondent dans la masse une fois les récifs passés avant de se soulever à nouveau de façon parfois spectaculaire à l'approche des côtes puis de se briser avec force et de déferler bruyamment sur rochers et galets ceux-ci roulant et roulant encore sous l'impétuosité des flux et des reflux. A chaque avancée des vagues les zones venant d'être mouillées se mettent à grouiller de puces de mer qui sautent sans relâche pour se remettre au sec tandis que des mouettes rieuses voraces se précipitent pour la curée.
Nous restons là longtemps , émerveillés et minuscules .
08 et 09/10/02 : C'est la calme routine . Nous mettons un joli pot fleuri sur la tombe familliale .
10/10/02 : Le ciel est gris et un crachin léger tombe . A part des écritures à faire et une lettre mise à la poste il n'y a pas grand chose à faire !! Marie Amélie fait une tarte aux pommes puis regarde la télévision puis va à la bibliothèque municipale car elle lit beaucoup .
11 et 12/10/02 : R.A.S. Sauf que nous apprenons que la livraison du nouveau camping-car prendra un retard d'au moins une semaine......si tout va bien !!!
13/10/02 : Vers 16h nous quittons Plozévet pour rallier Scaër où nous sommes attendus par la famille et donc nous passerons un moment plaisant et une bonne nuit au camping-car .
14/10/02 : Départ de Scaër ce lundi après avoir récupéré en mairie nos nouveaux passeports et cartes d'identité puis petite halte à Quimper avant de regagner Plozévet .
15/10/02 : C'est une journée à la maison car la tempête gronde et les vents avoisinent les 130Km/h . Par les fenêtres nous voyons les vagues et les rouleaux puissants et tous blancs .
16/10/02 : Georges se réveille à 10H20mn pendant que Marie Amélie est partie marcher le long de la côte jusqu'à Pors Poulhan . A son retour elle me trouve occupé à l'ordinateur . Puis la pluie se met à tomber drue .
17/10/02 : Le temps est frais à 8°C mais le ciel est dégagé et je reçois le courrier des mains du facteur avant de rejoindre le bourg d'une part pour constater au cimetière que la tempête de mardi 15 n'a rien endommagé , et pour acheter des provisions . Au retour Marie Amélie prépare une tarte aux pommes du jardin et puis chacun vaque à ses occupations .
Du 18 au 31/10/02 : Rien de nouveau sous le soleil ni sous la pluie . Un jour de grand vent nous avons vu l'écume des vagues recouvrir les plages et les falaises de galets et leurs flocons s'envoler au gré des bourrasques . Les enfants prennent plutôt souvent de nos nouvelles . Nous attendons avec impatience de partir pour enfin prendre possession du camping-car commandé car ce sera le moment d'un nouvel épisode de notre vie . En attendant nous faisons réaliser un ultime contrôle technique à notre C.Car actuel en vue de sa reprise prévue . Marie Mathilde et sa fille Flora nous rendent une petite visite après Albert venu deux jours plus tôt .
       
 


07/03/2012
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